Cancer : Sous les feux de l'Hyperion (étude)
Cancer : Sous les feux de l'Hyperion (étude)

Tels des explorateurs du microenvironnement tumoral, les chercheurs savent que, pour tout territoire à peine foulé du pied, il convient d’abord d’en tracer la carte. Pour les y aider, une intrigante machine ronronne à leurs côtés depuis quelques mois : l’Hypérion. Associée au spectromètre de masse Hélios, cette plateforme, la première de son genre en France, est capable d’analyser une cinquantaine de marqueurs cellulaires simultanément à partir d’une biopsiebiopsiePrélèvement d’un échantillon de tissu, réalisé à des fins d’analyses. de tumeur solide, – permettant ainsi de visualiser de manière fine qui communique avec qui au sein du tissu – et de représenter le fameux réseau social des cellules. Les chercheurs ont malicieusement baptisé ce réseau « Cellbook ». Armés de ce spectaculaire outil, ils espèrent élucider les mystères écologiques de la tumeur, et comprendre comment elle organise la résistance aux traitements.

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En miroir des phénomènes immunitaires qu’ils étudient, les chercheurs de l’IRCM évoluent dans un environnement où l’interdépendance est de mise. Créé en 1997 et sous la tutelle de l’Inserm depuis 2008, « l’IRCM est actuellement dans son adolescence, explique Claude Sardet, son directeur. Nous cherchons à pérenniser les jeunes équipes pleines d’ambition qui n’ont jamais cessé de nous rejoindre depuis la création de l’unité, et de les structurer selon le modèle de recherche translationnellerecherche translationnelleAssure le continuum entre la recherche fondamentale et la recherche clinique, en accélérant l’application des résultats de recherche afin que les patients puissent bénéficier rapidement des innovations médicales. qui est au cœur de notre organisation. »

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Regroupant une unité Inserm, l’Université de Montpellier et l’hôpital (l’Institut du Cancer de Montpellier), auxquels s’ajoutent une unité de recherche translationnelle, une unité de biométrie des essais cliniques et un registre des tumeurs, l’IRCM a tout mis en œuvre pour que les 220 personnes qu’il abrite travaillent en collaboration continue afin de résoudre rapidement des problèmes complexes et améliorer les traitements. « Les 17 équipes, structurées par thématiques, partagent tout : services administratifs, magasins, plateformes, animaleries, biotechnologies… Et cette mutualisation n’est pas qu’un principe d’organisation, elle a des effets scientifiques. Les prélèvements sanguins et tissulaires sur lesquels travaillent les chercheurs sont réalisés directement à l’hôpital, et les résultats de recherche obtenus permettent à leur tour de désigner des cibles thérapeutiques et de les tester en clinique, précise Claude Sardet. La structure abrite également plusieurs biotechs fondées sur des initiatives ou des brevets de chercheurs Inserm, qui participent au maillage de nos liens avec l’industrie. Elles sont destinées à grossir, puis à quitter les murs de l’Institut une fois mûres. »

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