Agroalimentaire et coronavirus au canada : pas de panique
Agroalimentaire et coronavirus au canada : pas de panique

Le Canada sera le dernier pays à manquer de nourriture selon Sylvain Charlebois, un analyste bien connu du secteur agroalimentaire canadien.

Sylvain Charlebois explique que le système d’approvisionnement canadien repose sur le modèle appelé «juste assez, juste à temps». À son avis, la capacité logistique et d’entreposage à travers la chaîne n’a jamais été aussi musclée; il rappelle que l’ensemble du territoire canadien est desservi par des distributeurs qui misent sur la coordination parfaite de tous les acteurs au sein de la chaîne.

En début de semaine, l’Association des détaillants en alimentation du Québec (ADA) a demandé aux consommateurs d’être patients et compréhensifs en les assurant d’une disponibilité prochaine de leurs produits.

En ce qui concerne les prix alimentaires, les Canadiens n’ont pas à s’inquiéter non plus selon le chercheur Charlebois. Il ne prévoit pas que la récente ruée dans les magasins incitera des détaillants à augmenter subtilement les prix afin de faire croître leurs profits. À l’ère des réseaux sociaux où, le comportement abusif d’une entreprise peut être capté par une photo et partagé des millions de fois, il serait malvenu, selon lui, d’extorquer les consommateurs, surtout par les temps qui courent.

Sylvain Charlebois signale que la récente forte baisse du prix du pétrole brut sur les marchés mondiaux permet de réduire les coûts en distribution alimentaire. En revanche, il signale que la dégringolade de la valeur du dollar canadien se fait déjà sentir pour l’achat de certains produits, notamment les fruits et légumes frais.

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