L'hôtellerie québécoise se réinvente pour survivre (détail)
L'hôtellerie québécoise se réinvente pour survivre (détail)

L’industrie hôtelière peut demeurer ouverte partout au Québec, même en zones rouges, mais elle ne se réjouit pas pour autant. La hausse du niveau d’alerte est venue anéantir la lente reprise des activités, effrayant les quelques clients d’affaires qui avaient recommencé à les fréquenter. Mais les hôteliers montréalais ne se découragent pas pour autant et rivalisent d’ingéniosité pour réinventer leur modèle d’affaires et diversifier leur offre.

La disparition soudaine des voyageurs étrangers et de la clientèle d’affaires en mars a fait chuter vertigineusement les revenus de l’industrie hôtelière dans les pays les plus touchés par la COVID-19. Les taux d’occupation de nombreux établissements au Québec étaient d’à peine 5 % au plus fort de la crise.

Puis le gouvernement Legault a annoncé que les principales régions métropolitaines de la province tomberaient en état d’alerte élevé. Même si les hôtels peuvent théoriquement continuer à opérer, l’effet de cette décision a été immédiat.

“On est repartis à la case départ, confirme Jean-Cédric Callies, directeur des ventes et du marketing à l’Hôtel Monville, au centre-ville de Montréal. En l’espace d’une semaine, on a tout perdu, que ce soit au niveau de nos salles de réunion ou de nos réservations de chambres. On a l’impression d’être engagés dans un long marathon dans lequel c’est les coureurs avec le plus d’endurance qui vont survivre.”

En général, à Québec et à Montréal, à cette période-ci de l’année, 80 % des chambres sont réservées, indique Dany Thibault. Présentement, les taux d’occupation vacillent entre 10 % et 15 %.

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