Ondes électromagnétiques : Faut-il craindre la 5G ? (étude)
Ondes électromagnétiques : Faut-il craindre la 5G ? (étude)

Le déploiement commercial de la 5G est prévu pour 2020 en Europe. En France, la procédure d’attribution des premières bandes de fréquences a déjà été lancée. Avec un débit 50 fois plus rapide que la 4G, cette technologie permettra, entre autres, de télécharger des films en un clin d’œil ou de jouer à des jeux vidéo sans temps de latence. Elle portera aussi la promesse d’une « ville intelligente » où les objets du quotidien communiqueraient entre eux – par exemple des véhicules autonomes qui réagiraient à la milliseconde près. Des associations ont pourtant récemment appelé à un moratoire sur la 5G : avec cette technologie, les antennes se multiplieront et émettront un rayonnement puissant qui densifiera le « fog électromagnétique » dans lequel nous baignons déjà. Selon elles, ce rayonnement présente des risques sanitaires réels et importants, dont la liste varie selon les lanceurs d’alerte : cancer, maladie d’Alzheimer, insomnie, baisse de l’immunité ou de la fertilité… Cette exposition est-elle toxique, ou le deviendra-t-elle par la multiplication des antennes 5G ? L’usage du portable serait-il dangereux pour la santé ? Trois experts ont répondu à notre appel.

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L’avis de Yves Le Dréan

Certaines longueurs d’onde du rayonnement de la 5G seront plus petites, donc plus énergétiques, que celles de la 4G. Ce rayonnement pénétrera moins dans les tissus, ce qui poussera à examiner le risque potentiel d’atteintes sur la peau, les terminaisons nerveuses et la circulation sanguine. Cependant, l’énergie associée à ces ondes est trop faible pour créer des dommages cellulaires ou casser les liaisons de faible énergie qui maintiennent entre elles les assemblages moléculaires du vivant. Le seul risque avéré est un risque d’échauffement mais, sous nos réglementations, nous sommes très loin d’éventuels effets thermiques. Avec la 5G nous resterons bien en deçà des normes autorisées, même si l’on peut prévoir que l’internet des objets (l’interconnexion entre internet et des environnements physiques) augmentera notre exposition globale. Des études ont évoqué d’autres possibles effets biologiques, non thermiques, mais les résultats obtenus sont souvent contradictoires, et le manque de reproductibilité ne permet pas de tirer de conclusions. Je pense que, si ces effets hypothétiques existent, ils sont de très faible ampleur et ne dépassent pas la capacité des cellules à s’autoréparer ! De manière un peu schizophrène, beaucoup de citoyens très connectés sont en même temps presque prêts à croire que les ondes de nos téléphones ou antennes sont mortelles ! La pollution par les ondes n’est pas aussi préoccupante que celle de l’air. Il est certes impératif de suivre les éventuels risques à long terme de l’exposition à ces ondes, mais, loin des inquiétudes démagogiques, d’autres dangers avérés sont liés à l’utilisation du portable : décès par accidents de la route ou par selfies, difficultés de sommeil par hyperconnexion, sédentarisation croissante des enfants et des adolescents, attitude passive à l’égard du monde environnant !

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