Vers une révolution dans le traitement des eaux usées à Montréal
Vers une révolution dans le traitement des eaux usées à Montréal

Le comité exécutif de la Ville de Montréal a autorisé, mercredi, l’octroi d’un contrat de 93,2 M$ à l’entreprise Pomerleau, marquant ainsi le début des travaux visant à implanter un procédé de désinfection des eaux usées à l’ozone à la station d’épuration des eaux usées J.-R.-Marcotte, qui deviendra ainsi la plus grande usine de ce type au monde.

À terme, la désinfection à l’ozone des eaux sortant de la station d’épuration de Montréal permettra la réduction de près de 100 % des virus et des bactéries et de 75 % à 85 % des résidus pharmaceutiques qui se trouvent dans l’eau traitée rejetée au fleuve.

« Avec l’octroi de ce contrat, nous entamons une phase importante du plus important projet environnemental des dernières décennies à Montréal. C’est le fleuve et son écosystème qui en seront les grands gagnants et ce, de l’extrémité de l’île de Montréal jusqu’au lac Saint-Pierre. Ce projet est attendu depuis des années par les groupes environnementaux et par tous ceux qui se préoccupent de la santé de la faune du Saint-Laurent. Montréal est fière de pouvoir contribuer à la santé de notre environnement. Au total, la station de Montréal s’occupe de traiter 45% des eaux domestiques de la province, c’est tout l’écosystème marin québécois qui va en bénéficier », a déclaré Maja Vodanovic, responsable de l’eau au comité exécutif.

Pendant la durée des travaux, qui se termineront en 2025, la station de traitement des eaux usées demeurera fonctionnelle en tout temps, mais sa capacité de traitement devra être réduite pendant deux périodes spécifiques de six mois, soit du 1er novembre 2022 au 30 avril 2023, et du 1er novembre 2023 au 30 avril 2024, afin de mener à bien les travaux. Cette réduction de capacité entraînera des débordements aux cours d’eau seulement lors d’importants épisodes de pluie ou de fonte des neiges.

Deux périodes spécifiques pour réaliser les travaux ont été déterminées de façon conjointe par la Ville, le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques ainsi que le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs afin de réduire l’impact des travaux pour la population et afin de minimiser au maximum les impacts sur la faune. De cette façon, la Ville de Montréal s’assure que les travaux réalisés auront très peu d’impact sur les Montréalaises et les Montréalais et l’environnement puisque les périodes choisies permettent de minimiser l’effet des débordements sur le milieu aquatique à l’égard de l’environnement, de la baignade, des activités récréatives et sur les différentes infrastructures situés en bordure du fleuve ou de la rivière des Prairies.

Un système de contrôle en temps réel de la station permettra de prioriser les lieux de débordements aux endroits où les impacts seront moins importants pour la faune aquatique et les zones d’intérêts pour les usagers afin de guider les opérations. La Direction de l’épuration des eaux usées (DEEU), en collaboration avec le Service de l’expérience citoyenne et des communications, a prévu un plan de communication complet pour informer la population avant et pendant les travaux.

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